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Taux fixe ou taux variable : comment choisir en Belgique ?

Le taux variable belge est encadré par la loi, avec un plafond de hausse et des périodes de révision normalisées. Comment lire une offre 1/1/1 ou 5/5/5 et dans quels cas chaque formule se défend.

Le taux fixe ne bouge pas pendant toute la durée du crédit. Le taux variable est révisé à intervalles réguliers en fonction d'un indice de référence — mais en Belgique, contrairement à d'autres marchés, cette variation est strictement encadrée par la loi.

Le plafond légal, la particularité belge

Un taux variable ne peut jamais dépasser le double du taux initial. Un crédit signé à 3 % ne pourra donc pas être révisé au-delà de 6 %, quelles que soient les circonstances de marché. Symétriquement, la baisse suit les mêmes règles de révision.

Ce plafond change la nature du choix : le taux variable belge n'est pas un pari sans limite, c'est un pari dont la perte maximale est connue à la signature. Reste à savoir si votre budget encaisserait cette perte maximale.

Lire une offre 1/1/1, 3/3/3 ou 5/5/5

Ces notations se lisent ainsi :

NotationPremière révisionPuisVariation par révision
1/1/1après 1 anchaque année± 1 point
3/3/3après 3 anstous les 3 ans± 3 points
5/5/5après 5 anstous les 5 ans± 5 points

Plus la première période est longue, plus le taux de départ est proche d'un taux fixe. Un 1/1/1 démarre généralement plus bas, mais expose plus tôt et plus souvent. Le plafond du doublement s'applique par-dessus toutes ces limites.

Quand le fixe se défend

  • Votre mensualité est déjà proche du maximum que votre budget supporte.
  • Vous empruntez sur une longue durée et voulez une visibilité complète.
  • Les taux du moment sont bas au regard de leur historique récent.

Quand le variable se défend

  • Vous disposez d'une marge confortable et pourriez absorber le scénario haut.
  • Vous prévoyez de revendre ou de rembourser par anticipation avant la première révision.
  • L'écart de départ entre fixe et variable est important, ce qui rend l'économie certaine à court terme.

Ce qu'il faut comparer, au-delà du taux

Le TAEG intègre les frais de dossier, l'expertise et le coût du crédit ; c'est le seul chiffre comparable d'une banque à l'autre. Regardez aussi les conditions liées — domiciliation des revenus, assurance solde restant dû, assurance habitation — qui conditionnent souvent la réduction annoncée, et l'indemnité de remploi en cas de remboursement anticipé, plafonnée à trois mois d'intérêts.

Le taux dépend aussi du bien

À dossier égal, la quotité empruntée — le rapport entre le montant du crédit et la valeur du bien — pèse sur le taux proposé. Savoir où se situe le bien dans le marché de sa commune avant d'entamer les démarches évite de découvrir en cours de route que la banque n'en retient pas la même valeur que vous.

Sources

Taux fixe ou taux variable : comment choisir en Belgique ? | Kiadah