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La plateforme

Comment fonctionne une offre d'achat numérique

Du lien remis par l'agence à l'acceptation signée par le vendeur : les étapes d'une offre d'achat déposée en ligne, ce que chacune laisse comme trace, et où le circuit s'arrête.

Une offre d'achat circule aujourd'hui par e-mail, par WhatsApp, parfois sur un formulaire papier signé au bas d'une visite. Elle est valable ainsi : le droit belge n'impose aucune forme particulière. Le problème n'est pas sa validité, c'est ce qui l'entoure - qui l'a reçue, quand, ce qui a été transmis au vendeur, et ce qu'on peut en montrer six mois plus tard. Une offre numérique ne change pas le droit. Elle change la trace.

Le point de départ : un lien, pas un compte

L'agence génère un lien et un QR code par bien. Le candidat acheteur les trouve sur l'annonce, dans le carnet de visite ou sur la vitrine. Il les ouvre depuis son téléphone.

Il ne télécharge rien. Il ne choisit pas de mot de passe. Beaucoup d'acheteurs ne feront qu'une seule offre dans leur vie : leur demander de créer un compte pour cela, c'est perdre la moitié d'entre eux avant la première question. L'identification passe par itsme, qu'ils ont déjà pour leur banque et leurs impôts.

Ce que l'acheteur remplit

Le formulaire porte ce qu'une offre doit contenir pour être exploitable :

  • le prix proposé ;
  • la durée de validité de l'offre, au terme de laquelle elle tombe ;
  • les conditions suspensives choisies dans la liste que l'agence a autorisée, avec leur montant et leur délai ;
  • le ou les co-acquéreurs, invités à signer chacun de leur côté.

Le texte, lui, n'est pas écrit par la plateforme. Il vient du modèle de l'agence, intégré une fois et modifiable depuis son espace. C'est une frontière volontaire : rédiger une clause d'offre est du conseil juridique, et une clause mal écrite se paie en dizaines de milliers d'euros. L'agence garde son modèle, et la responsabilité de son contenu.

Le modèle est versionné. L'offre enregistre la version exacte qui l'a produite, de sorte qu'une modification ultérieure ne réécrit jamais ce qu'un acheteur a signé.

La signature, puis la transmission

Chaque acheteur signe avec itsme. La signature scelle le document : on sait qui a signé, quoi, et à quelle heure. C'est le sujet d'un guide à part, ce qu'une signature itsme prouve.

Dès la dernière signature, l'offre part au vendeur. Pas le lendemain, pas après relecture : à la seconde. L'agent ne peut ni la filtrer, ni la retarder. C'est un transfert de pouvoir assumé, et il se lit dans les deux sens - le jour où un vendeur reproche à son agent d'avoir caché une offre, l'agent a le journal horodaté qui le montre.

Ce que voit le vendeur

Le vendeur dispose de son propre espace. Il y voit toutes les offres reçues sur son bien, dans l'ordre, avec l'heure de signature et la preuve associée. Il accepte, refuse ou contre-offre depuis cet écran.

C'est le vendeur qui signe l'acceptation. L'agent conseille. Une acceptation signée par l'agent n'existe que s'il détient un pouvoir écrit, enregistré et journalisé : jamais par défaut, jamais implicitement.

Les délais, une fois l'offre acceptée

L'acceptation forme la vente, mais le dossier ne s'arrête pas là : la condition suspensive de financement court, avec son montant et son échéance. Le circuit suit ces délais et prévient avant qu'ils n'expirent. C'est la partie la moins spectaculaire et la plus utile - un délai de financement oublié fait tomber une vente que personne ne voulait perdre.

Où le circuit s'arrête

Il s'arrête à l'acceptation et au suivi des conditions. En sortie, la plateforme produit un récapitulatif structuré que l'agent ou le notaire reprend pour rédiger le compromis.

Kiadah ne rédige ni compromis, ni acte, et n'est pas agent immobilier : la société ne négocie aucune transaction et ne détient jamais de fonds. Le compromis mobilise des documents dont la liste change d'une région à l'autre - attestation du sol, informations urbanistiques, amiante, documents de syndic, droits de préemption. C'est le métier du notaire, et c'est là qu'il commence.

Sources

Comment fonctionne une offre d'achat numérique | Kiadah